mercredi 28 mai 2008

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Si quitter ce monde est une réalité aussi forte que l'aimer, alors il doit y avoir une signification dans les rencontres et les séparations de la vie.
[Rabindranàth Tagore]
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Voilà c'est fini. J'ai usé ce que j'avais de plus précieux. J'ai fini deux cahiers en même pas cinq mois, pour écrire des choses qui n'ont plus ou pas de sens, des phrases avec des verbes à l'imparfait, au présent, au futur. Différents "nous" qui s'entremêlement les uns aux autres. Parce qu'il faut bien se l'avouer, yen a eu pas mal d'histoires avec des hommes. Donc j'appelais ça le "nous", l'ensemble, le tout. Le visage, moi la main, lui l'écorce et moi les grains. Mais tout était vrai, il n'y avait rien de fictif dans tout ce que j'ai pu mettre, dans tout ce que j'ai pu entreprendre. Ouais, les "nous" toujours au sens propre. Pas de balivernes, j'étais en harmonie avec moi-même, avec ma propre vérité. Si je ne l'aimais pas, je l'écrivais, si je l'aimais à n'en plus pouvoir je l'écrivais aussi. Et le temps passait, les blessures du temps se refermaient peu à peu. Mais trop nostalgique pour tout oublier réellement. Alors le seul remède, le temps. Oui mais je n'ai je crois plus le temps d'attendre, plus de temps de faire comme si "j'oubliais". Spasmophilie. Apparemment, ça n'arrive pas qu'à moi; mais si jamais je pouvais prendre l'hypothèse que ce soit bien plus que de simple crise? Que ferais-je? Il ne me reste sans doute plus la force de continuer sans t'avoir dans mes bras pour me porter à mon lit, on m'a dépourvu de tout mes organes, de tout mon sens, de tous mes sens. Et puis, la mort ne me fait pas vraiment peur, j'appréhende juste. Je crois et cela m'est déterminant, je ne pourrais pas partir avant d'avoir ranger ma chambre, ma vie, mes affaires, avant d'avoir fait le tri dans tout ce que j'avais à faire. Partir l'esprit tranquil, serein. Ne rien regretter, juste penser à devenir autre chose que la "paumée" de son existence. Baudelaire aussi employait ce terme, quand il parlait du "Crépuscule du matin". Ce n'est peut-être pas si faux; Paris n'est pas une si belle ville, elle y cache des mauvais côtés. Tout le monde ne sait rien, et ne voit rien. Mais moi je m'en souviens. J'ai comme une impression d'etouffement quand je marche, quand les autres me parlent je n'entend plus rien. C'est comme si une ombre m'avait déportée de mon être, comme si j'avais été transféré dans un autre corps laissant le mien à l'abandon; avec des maux incessants qui perturbe. Qu'ai-je fait? Ou suis-je? Si je tremble, si je tangue, est-ce que vous serez encore là pour me répêcher? Et si je tombe, si je me casse la gueule, seriez vous encore là pour pouvoir me relever et me rattraper? Mon coeur bat de plus en plus vite, je tremble et n'arrive plus à écrire, ma respiration se coupe d'un bout à l'autre; je suis forcée d'admettre que c'est bien plus que de simple crise. Alors quelle conclusion dois-je en tirer? Un jour, je saurais la raison de tout cet amalgame, de cette angoisse permantente; je saurais en tirer quelque chose (peut-être, ou alors je verrais bien). Face à mes douleurs, à ma tristesse, je me contrôle même si parfois je dérape. Hier en plein milieu de la nuit, réveillé en sursaut par une envie folle d'être sâoule. Du martini, blanc. Rien que ça, tout s'échauffe à l'intérieur de mon petit coeur, corps. Plus rien n'a d'importance; je joue Sara Forestier, mes yeux regardant la vitre de la cuisine, ipod aux oreilles, bouteille à la main. Elle est belle ma vie de débauchée, insignifiante, je ne suis plus rien. "Ici on est rien pour personne; je ne suis rien pour lui." Le seul et éternel problème qui règne, c'est que toi tu es encore trop pour moi, tu es encore l'idylle de mes nuits, de mes fantasmes. Tu m'empêche à une reconstruction; et de pire en pire mon cas s'aggrave. Mais comme dirait les autre: CELA PASSERA. JE T'OUBLIERAIS. Mais qu'en savent-ils vraiment les autres? Je passe des jours à prier et à passer devant chez toi pour rentrer chez moi, en me disant que si je te vois rentrer tu reviendras. Tu reviendras. Et puis au final ça ne marche jamais. Peut-être que je dois me contraindre dans cette idée de non-retour. Plus j'avance et plus tu me tues à petit feu, ça ne se voit pas. Je fais tout en cachette, je ne t'en veux pas. Je t'attendais, mais maintenant c'est "trop tard?". Les gens autour de moi, me persuade de ne plus t'aimer, ils te trouvent une multitude de défauts que je ne partage pas avec eux, pour moi tu es ce que tu es; et je t'ai accepté mon amour. Même ce surnom te déplaisait, que veux-tu que l'on y fasse? Comme tu dis la vie n'est pas si compliquée que ça, moi je prend une tonne de cachets puis s'en est fini de moi; ouais c'est facile. Mais lâche tout comme tes attitudes, comme toi et ton sarcasme, comme toi et ton mépris indéfinissable. A cause de nos faux semblants, je m'anéantis, je me détériore au fil des semaines, des jours qui passent sans toi. Je t'aime, et j'aimerai le crier à la terre entière. Tu es le seul qui ai su me retourner le coeur comme dirait un slameur. T'es pas bête finalement, t'as juste eu peur des conséquences. Tu m'as menti, qu'importe puisque cela ne te servait quà te défendre. Cependant Je ne sais plus vraiment ce que je veux, ce que je vaux. Je veux tenter d'être moi-même mais tu me casse à n'en plus pouvoir. Comme quoi, le dicton est toujours maitre sur les mots: tous les mecs sont des éternels et impénétrables cons.
Sur la photo c'est Anna. Ma moitié. On se comprend même quand on ne se voit pas, elle est à la base de ma première nouvelle (projet définitif). Elle m'a donnée de la lumière, un nouveau coeur, et bien plus que ça. Mais j'en ai trop dit, je garde un peu de mystère pour moi. Anna et Lilly: TWINS<3

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