J'ai vu les choses de l'extérieur; toutes ces petites nymphettes déguisées en poupée pour te plaire. Maquillées, coiffées, habillées en mannequin pour qu'elles te charment. Pour te prendre comme idéal de leur fantasme. Leur physique, comme tu le disais si bien "était le plus important, quelque chose d'inégalable". En voulant le meilleur, tu as causé la perte d'une de ces filles. En l'incitant, avec tes mots à toi, en l'influençant avec tes gestes à toi. T'as tout foiré mon pauvre. Le superficiel, le fétichisme de la marchandise, le superflu, le trop-vu, la consommation excessive de biens artificiels, l'envie d'avoir toujours plus et encore pour rendre beau ce qui ne l'es pas.Quand je marche dans la rue, j'observe. Je tournes en rond, je discute avec ma conscience. "pourquoi elle est habillée de cette façon? son pull jaune est horrible; dommage elle est belle, pourtant", "Comment on peut être ainsi? Elle fait genre de tout alors qu'elle ne sait rien. Quelle conne", et puis plus t'avances au fond de cette rue et plus tu remarques que tu es en dehors de la vie; tu regardes sans trop savoir ce qui se passe. "pourquoi elle a décidée de sortir avec ce mec? ils ne vont tellement pas ensemble." Tu t'abandonnes à tes rêveries, quelques instants, en oubliant ce que tu allais faire au fond de cette rue. "Acheter du pain? non je crois que ça parlait plutôt de pneu, je sais plus trop en fait. J'y retournerais demain, peut être..." Et c'est comme ça tout le long de notre vie, on marche vers un but précis. Et à chaque éventuelle prise de conscience sur l'avenir ou le passé; notre âme est chamboulée. Il faut arrêter tout simplement, de se poser des questions, mais il faut se poser les bonnes questions qui peuvent nous apporter quelque chose "au présent, au futur; mais surtout pas au passé".


