lundi 27 octobre 2008

J'ai vu les choses de l'extérieur; toutes ces petites nymphettes déguisées en poupée pour te plaire. Maquillées, coiffées, habillées en mannequin pour qu'elles te charment. Pour te prendre comme idéal de leur fantasme. Leur physique, comme tu le disais si bien "était le plus important, quelque chose d'inégalable". En voulant le meilleur, tu as causé la perte d'une de ces filles. En l'incitant, avec tes mots à toi, en l'influençant avec tes gestes à toi. T'as tout foiré mon pauvre. Le superficiel, le fétichisme de la marchandise, le superflu, le trop-vu, la consommation excessive de biens artificiels, l'envie d'avoir toujours plus et encore pour rendre beau ce qui ne l'es pas.
Quand je marche dans la rue, j'observe. Je tournes en rond, je discute avec ma conscience. "pourquoi elle est habillée de cette façon? son pull jaune est horrible; dommage elle est belle, pourtant", "Comment on peut être ainsi? Elle fait genre de tout alors qu'elle ne sait rien. Quelle conne", et puis plus t'avances au fond de cette rue et plus tu remarques que tu es en dehors de la vie; tu regardes sans trop savoir ce qui se passe. "pourquoi elle a décidée de sortir avec ce mec? ils ne vont tellement pas ensemble." Tu t'abandonnes à tes rêveries, quelques instants, en oubliant ce que tu allais faire au fond de cette rue. "Acheter du pain? non je crois que ça parlait plutôt de pneu, je sais plus trop en fait. J'y retournerais demain, peut être..." Et c'est comme ça tout le long de notre vie, on marche vers un but précis. Et à chaque éventuelle prise de conscience sur l'avenir ou le passé; notre âme est chamboulée. Il faut arrêter tout simplement, de se poser des questions, mais il faut se poser les bonnes questions qui peuvent nous apporter quelque chose "au présent, au futur; mais surtout pas au passé".

mardi 14 octobre 2008

Il dira qu'on a eu de la chance, ou même en y pensant, il avouera gentiment en souriant qu'il est à l'origine de tout cet amas de bonnes nouvelles. Il y a quelque chose qui cloche; dans ma tête, dans mon cerveau, quand je vous regarde, quand je vois, quand j'explore, quand je triche, quand je pleure, quand je souris, quand je déteste mûrir. Tout change. Un jour le soleil viendra nous prendre en flagrant délit d'ivresse. J'adorerais ça.

samedi 11 octobre 2008

Les mots sont tous des bâtards. Tous autant qu'ils sont.
Image déconcertante sur la lutte des classes.
J'ai trop d'images qui passent dans ma tête, ça reste puis ça s'en va.
Et quelques secondes ensuite, je revois la même image. Du bousculement, de l'immortel, de l'inconcevable. De l'iréalisable.
Voilà ce que j'appelle une fille qui dit n'importe quoi.
Tout ça vient vous frapper en plein coeur, comme quand ton père te dis: c'est fini Julien. C'est fini de jouer. Alors tu choisi: c'est elle... ou c'est moi. Et tout ça, et bien ça a bien failli faire tout foirer. Mais heureusement elle était là, ravissante comme toujours, avec sa robe rose pâle à bretelles fines. Un noeud bleu il me semble, derrière cette robe. Très jolie d'ailleurs, la robe hein. Enfin, je dis ça mais la fille était jolie aussi avouons-le. Elle semblait assez timide, mais je trouve qu'elle s'en tirait bien. Ni trop extravagante, ni trop glamour, ni trop egocentrique. Et ce qui m'a plu chez elle, c'est cette frîcheur de vivre extraordinaire. Un teint lisse et doux au toucher. Mais c'est lui qui m'as surpris, jeune et macho. Mais charmant à l'air assez interessant, et intelligent. Pyrrhonisme. Il a fallu qu'on tombe sur ce mot. Chez Rousseau, dans le discourt des arts. Je suis resté un peu sur mes gardes, j'ai lu la suite mais vous savez c'est un peu difficile à comprendre. Mais le discours en lui même, j'apprécie beaucoup. Oui "beaucoup" et pas "énormément", même si j'aimerai le dire ce putain de mot. Enormément. Si j'avais été un mot, j'aurais voulu qu'on me nomme "Enormément". Mais j'arrive pas à me décider. Comme adverbe, c'est bien "particulièrement". Etre une particule, et à la fois quelqu'un de particulier qui cherche une partenaire particulière. Et là, Sophie arrive. Oui je vous ai pas dit au début, en réalité Sophie c'est l'héroîne de l'histoire qui vient sauver Julien de sa détresse. Mais je viens de comprendre que Julien n'est pas en détresse, vu que son père vient de lui demander de choisir entre Sophie et lui. Julien n'est pas si bête. Il ne va quand même pas briser les liens parentales qui le lie à son père, pour aller vers Sophie, vous n'êtes pas d'accord ? C'est vrai, je vous vois réticent. C'est vrai que Sophie, c'est pas n'importe qui. De l'extase à l'état pure, du rire, de la folie, de la tendresse, du naturel, de la simplicité... Et non, la belle fin de cette histoire ne se finira par: il l'a choisi elle, et non son père. Ca aurait été beaucoup trop facile. Alors il l'a quitté, du jour au lendemain sans rien lui dire. Telle la rose qui fane au milieu des feuilles. Il a choisi son père. Mais il n'a certainement jamais accepté le fait qu'il lui demande de choisir entre deux personnes qu'il aime teriblement... Remplacé juste "Jeux d'enfants" c'est à dire Sophie et Julien, par Anna et Julien, et peut-être que vous comprendrez. Et si vous ne comprenez pas, alors imaginez...