mardi 6 mai 2008
Quel est cet amour pour qui tout s'en va? Ou se trouver quand on a su aimer bien plus que sa propre vie? Ou est l'amour qui n'est pas illusoire, et dérisoire? Te trouverais-je, toi ô mon amour, ma tendresse, ma déchirure. Sauras-tu tenir vers moi ce que j'attends, répondras-tu enfin à mes attentes, à ma détresse... ouvriras-tu encore ton cœur pour que j'y vois tout ce que tu n'as jamais su me dire et que j'ai appris par "les autres". Mais qui sont les autres, pour se mêler de notre couple, de notre vie? mais ou est donc passée cette intimité meurtrie? je voyage à travers tes yeux, il me donne le sentiment de m'évader, je m'y plonge comme dans un songe et je sens en moi que la vie n'est fait que de ça. Que le bonheur viendra, un jour et que c'est toi qui me l'apportera. Quoique tu puisse penser, quoique tu puisse faire encore de moi, même si tu n'en veux plus de cet amour qui t'as brûlé les doigts. Je sais que tu m'as aimé, au moins un moment dans ta vie, et c'est tout à côté de ce que j'ai pu te dire,je me fend le cœur en pensant au passé. Même pas le lointain passé, celui de il y a à peine un mois, celui ou le seul désir commun était de s'enlacer jusqu'à se faire mal aux côtes, de s'embrasser jusqu'à disparition de nos deux salives. C'était avant, mais je ne peux pas t'en vouloir car je suis aussi fautive que toi. Et certes un jour la vie nous séparera, je croirais cependant toujours à l'amour au premier regard, au premier échange. Tu m'as tellement changé dans tous les sens du terme, et c'est cela que j'ai trouvé incroyable, même irréel en toi. J'ai tellement eu foi en toi, tellement cru en ce que tu valais, en ce que tu me donnais. Je me suis crevé les yeux à imaginer ce que pouvait signifier l'amour, le sentiment avec toi que... tout est fini aujourd'hui. Vide, vide et vide encore. Je fume comme un pompier, je comprend plus le sens de ma vie, de ma venue, je me rend même plus compte de la valeur du temps, de mes émotions. Oui c'est cela en effet, je n'ai plus d'émotions du tout, quand on me regarde il n'y a plus ce pétillement dans les yeux, il n'y a plus cette flamme brulante qui m'éblouit. Je ne suis plus rien, je suis un cadavre, un mort vivant. Je n'ai plus de vie, j'ai envie de boire pour me détruire petit à petit, et en plus de ça je suis désespérément au fond du gouffre. Sauf que comparé à Baudelaire, je ne pourrais pas y aller pour "trouver du nouveau" car le néant n'a rien d'extraordinaire et que trouverais-je si ce n'est le sens réel de ma vie, c'est à dire "rien" ?
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