jeudi 8 mai 2008

Te sentir proche, non loin de là je m'éclipse. Juste pour me voir dans tes bras, et cela seulement une fois. Rien d'autre que ta bouche caressant la mienne, que tes yeux qui se perdent dans les miens dans un temps infini. Tu m'oublieras, peut-être, sûrement même. que puis-je y faire, si ce n'est te redonner l'envie, le bonheur d'être avec quelqu'un... Tu m'oublieras, mais surtout tu oublieras. tous nos projets, nos rêves ensemble, nos journées interminables à se sourire pour des raisons inutiles, nos visages heureux se méprendre, des nuits à se toucher, à se coller l'un à l'autre, à se serrer comme deux déments, deux fous alliés. Je t'oublierais aussi, j'oublierais mes promesses, ma sagesse, je tenterais après coup de redevenir la débauchée d'avant puisque je ne peux faire que cela pour oublier. oublier que tu m'as fait renaître comme personne, que tu m'as aidée à me reconstruire, à mieux me connaitre moi-même, à être de nouveau sur la bonne voie (sans tromperie, sans adultère, sans mensonge ni jeux). Je chercherais parmi tous ceux qui existent l'homme qui pourrait être plus adulte que toi, mais si par mes gardes je réussis à le trouver, tu seras toujours là. Je ne t'ai pas trouvé de défauts, tu ne m'as trouvé que ça, je voulais de l'affection et tu ne pouvais pas m'en donner, tu as trop réfléchis et je n'ai pas assez réfléchis. Tu as douté de tout, et moi je t'ai encore plus fais confiance. dans tous les domaines, parce que je crois en toi plus que n'importe qui. Tu es mon souffle, depuis quelques temps mon cœur s'ébranle, il bat à une vitesse affolante, j'ai l'impression que chaque seconde, chaque minute m'est comptée. J'ai le sentiment de mourir à l'intérieur de moi-même, que mon cœur faiblit sans que je ne puisse les voir, que les effets de la clope s'ancrent petit à petit. J'ai du mal à respirer, j'étouffe dans cet univers masqué, hypocrite. Je me sens à part, oui j'aurais dû m'en douter. Comment quelqu'un comme toi pouvait-il si dignement aimé quelqu'un comme moi ? c'est vrai, je n'ai pas vraiment réfléchis. Maintenant j'y pense, et je ne sais pas quoi faire. Me montrer, me détacher, prendre de la distance, te laisser, m'ouvrir encore plus ? la vérité, la vérité... me l'as-tu toujours dit ? ou ce n'était qu'un tas de mensonges et d'âneries quand tu m'as avoué pour la première fois que tu m'aimais ? était-ce des conneries de croire que tu puisse construire quelque chose, ou plutôt que "nous" pouvions construire quelque chose ensemble, avec toutes ces disputes qui tournaient autour ? tu m'as bien encerclé, quand tu as su que j'avais fais du mal à ton meilleur ami, la seule vengeance que tu as mise en pratique était de me le faire payer, tu as voulu impunément que je m'attache à toi comme une sangsue. Maintenant, ça fais bien mal. mais je ne regrette rien, rien du tout. Quitte à croire que tu reviendras, je préfère anticiper et faire croire à ma conscience que tu n'es plus là et que tu n'as jamais existé. On dit souvent que les histoires d'amours finissent mal en général, la seule chose que je sais, c'est qu'un jour tu reviendras. Le seul problème dans tout ça, c'est que je ne serai plus là.

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